Accueil : Dossiers Multimédias : La mue de l'écrevisse

  Politique
  Economie
  Culture/Médias
  Environnement
  Faits divers/Justice
  Société
  Consommation
  Education
  Sports/Loisirs
  Sciences/Technologie
  Santé
  Gens d'ici
  Relations internationales/Défense

Rechercher

         

La mue de l'écrevisse

L'enfant, l'enfant roi, l'unique enfant de l'enfant unique, celui sur lequel repose le sommet d'une pyramide des âges semblable à un tronc élagué de ses branches. Nous avons imaginé le saisir dans sa jeunesse, au cours de ces années où, entré dans l'arène, dix ans de compétition l'attendent pour construire sa destinée.
Et puis, là-bas, au nord-ouest de cette province où, sur les rives du Yangzi, nous l'avions croisé regagnant après l'école la ferme familiale tenue par les grands-parents en l'absence de ses parents partis chercher fortune à la ville, là-bas, au Sichuan, la terre a tremblé.
10 000, peut-être 15 000 enfants ont péri, victimes de la nature et d'écoles fragilisées par la pauvreté et la corruption ordinaires. Et avec eux, souvent, l'unique richesse, le seul trésor de leurs parents, s'est évanoui. Pauvre trésor. Sa valeur a été fixée : pour les parents de 50 ans dont il était l'espérance et l'assurance, ce sera cinq euros par mois pour le restant de leurs jours.
A Shanghai, où, plus que les tours, les esprits et les cœurs ont été ébranlés, les gestes et les manifestations de solidarité se sont multipliés. Les larmes du chauffeur du taxi figé dans son trajet pendant la minute de silence du recueillement national ont donné chair au verbe de l'étudiante : « C'est la première fois dans l'histoire de la Chine que le peuple pleure pour le peuple. »
Alain Chanel

Un se divise en deux
Ils sont nés après 1978, date de l’ouverture de la Chine aux capitaux étrangers et du lancement de la politique de l’enfant unique, avant 1992, année du décollage économique de Shanghai. Quatre millions de 18-30 ans vivent dans la ville aux camélias.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire, écouter, voir...



Gavroche ou petit prince
Les enfants de migrants goûtent à une éducation plus libre que leurs parents. Autre classe sociale, autre origine : l’enfant unique shanghaien, programmé pour le succès, a un emploi du temps de ministre.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire...



La fac ou chauffeur de taxi
Pour avoir son rôle à jouer dans la mégapole, l’un des passages quasi obligés est le concours d’entrée à l’université. Pour les autres, il s’agit de faire ses preuves en tant que coiffeur, serveuse, etc.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire, écouter, voir...
Et aussi :
 Des légions d’étrangères entrent en salle



Pas de sphère privée
L’habitat collectif est la norme. Les étudiants s’entassent dans les dortoirs des campus, les mingongs dans les baraques de chantier.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire, écouter, voir...



Être quelqu’un
Se façonner une identité : un défi après une enfance prémâchée. Tiraillés entre ce qu’on attend d’eux et leurs aspirations, certains doutent. D’autres trouvent leur voie dans la religion ou le Parti.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire, écouter, voir...
Et aussi :
 Trouver sa voie dans les églises chrétiennes...



Ma vie sexuelle
Les rencontres se font à la fac, au karaoké, dans les bars gays ou sur le web. Le sexe est encore un sujet tabou, mais certains en parlent sans détours.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire, écouter, voir...
Et aussi :
 Salle à louer, pour soirée karaoké



Trouver un travail
Le marché de l’emploi se resserre, les diplômes se dévalorisent. Les relations et l’expérience à l’étranger sont des atouts précieux, et la fonction publique attire.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire...



Pas pressés
Le mariage ? Pas maintenant. Un enfant ? On verra. Les jeunes Shanghaiens ne veulent pas se ranger tout de suite.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire...
Et aussi :
 Talons hauts et dessous chics pour le bonheur des shoppeuses
 Loin des yeux, près du fleuve



Un beau mariage
Les couples sont pressés par leurs parents de convoler dans les règles. Après le « oui » officiel, il faut encore attendre la cérémonie, parfois deux ans plus tard, pour s’installer sous le même toit.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire...



Pour mon enfant, je veux...
Réussir professionnellement et gagner beaucoup d’argent, ce n’est pas qu’une ambition personnelle. C’est surtout la condition pour offrir à son enfant la meilleure éducation possible, à Shanghai ou dans la campagne où il est resté auprès des grands-parents.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire...
Et aussi :
 « J’aurais préféré une famille sans enfant, j’avais peur qu’il monopolise l’attention »



Un moment clé
Au pays de l’enfant unique, l’accouchement revêt une importance particulière. Chen Ruiying, 30 ans, est gynécologue obstétricienne : elle perçoit au quotidien les désirs et frustrations des futurs parents.
12/06/2008 Lire la suite...
Lire...



 
   



     
   Mercredi 10 Février, 2010   
Tous droits de reproduction réservés © 2001-2010 - Centre universitaire d'enseignement du journalisme - Strasbourg (France)